Un prévisionnel utile n’essaie pas de prédire parfaitement l’année. Il rend visibles les treize prochaines semaines et permet de tester les décisions encore réversibles.
Commencer par les dates, pas par les moyennes
Placez chaque encaissement à sa date probable et chaque décaissement à sa date prévue. Une moyenne mensuelle masque les décalages qui créent les difficultés de trésorerie.
Séparez les montants certains, probables et incertains. Vous évitez ainsi de financer une dépense ferme avec une vente encore hypothétique.
Construire trois scénarios sobres
Le scénario central reprend vos meilleures estimations. Le scénario prudent retarde les encaissements et conserve les dépenses. Le scénario favorable ne sert qu’à mesurer le potentiel, jamais à autoriser une charge indispensable.
Le point le plus bas de chaque courbe indique la marge dont vous avez besoin.
Transformer le tableau en décisions
Si une semaine devient négative, plusieurs leviers existent : relancer plus tôt, demander un acompte, fractionner une dépense, décaler un investissement ou négocier une échéance avant l’incident.
Actualisez le prévisionnel chaque semaine. Un tableau qui ne change jamais est une archive, pas un outil de pilotage.
Gestion SASU
